Archive pour mai, 2008

Le triple gémissement (Rm 5, 18-27) – lingua francese

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questo articolo su Romani 5,18-27 mi sembra particolarmente bello ed interessante, è un commento spirituale al testo, come ho scritto, qualche testo in francese (e in inglese) lo metto:

http://perso.jean-leveque.mageos.com/gemissement.htm

Le triple gémissement 

Commentaire spirituel de Rm 5,18-27    

Les souffrances du temps présent sont sans proportion  avec la gloire qui doit être révélée en nous. 

Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.  La création, en effet, a été soumise à la vanité, 

non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise;  toutefois elle garde l’espérance, 

parce que la création, elle aussi, sera libérée de l’esclavage de la corruption 

en vue de la glorieuse liberté des enfants de Dieu.   

Nous savons, en effet, que jusqu’à maintenant  

toute la création gémit ensemble 

dans les douleurs de l’enfantement.   

Elle n’est pas seule: nous aussi, qui possédons les prémices de l’ Esprit,  

nous aussi, nous gémissons en nous-mêmes, dans l’attente de l’adoption, du rachat de notre corps.  

Car c’est en espérance que nous avons été sauvés.  Or voir ce qu’on espère, ce n’est pas l’espérer: 

ce que l’on voit, comment l’espérer encore?  Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas,  

nous l’attendons avec constance.   

De même aussi, l’Esprit vient en aide à notre faiblesse.  

Car nous ne savons pas prier comme il faut; 

mais l’Esprit lui-même sollicite souverainement  

par des gémissements ineffables, 

et Celui qui scrute les coeurs 

sait quels sont les désirs de l’ Esprit, 

et que c’est selon Dieu qu’il sollicite en faveur des saints.   

Si nous arrivions à faire silence, si nous parvenions un instant à éloigner la rumeur de nos passions ou de nos désirs insatisfaits, nous pourrions percevoir, comme saint Paul, au cœur du monde, au cœur de l’histoire, un triple gémissement. Le premier n’a pas de voix et n’en aura jamais: c’est le gémissement de la création, faussée dès le début par le péché de l’homme, esclave des caprices de l’homme, ravagée, polluée et rendue stérile par l’égoïsme des hommes. C’est ce malheur originel de la création détournée par l’homme de son but que le vieux poète de la Genèse interprétait comme une malédiction de Dieu: « Maudit soit le sol à cause de toi, Adam! Il produira pour toi épines et chardons! » (Gn 3,17). Mais ce gémissement de la création n’est pas désespéré. La création gémit tout entière, mais ne se résigne pas; car elle a quelque chose à attendre, et elle garde l’espérance. Au jour de la gloire où dans l’homme transparaîtra pleinement le fils de Dieu, le monde aura sa part de gloire et de liberté: il vibrera à l’unisson de la gloire de l’homme, d’une manière qui demeure pour nous mystérieuse.  La création gémit, non pas de désespoir, mais d’impatience, car elle sait, elle sent que son esclavage cessera et que ses douleurs enfantent un monde autre, vraiment fait pour l’homme dans l’amitié de Dieu. Mais la création, que le génie poétique de Paul personnifie comme une mère douloureuse, n’est pas seule à gémir. Nous gémissons aussi, nous les hommes, nous les croyants, parce qu’il nous faut attendre l’accueil définitif, par nous-mêmes, du salut offert en Jésus-Christ, puis le moment de l’universel. Nous sommes adoptés, mais il nous faut attendre la délivrance de notre corps; nous possédons les prémices de l’Esprit, mais ce n’est encore qu’un acompte sur la vie éternelle. Nous gémissons, parce que Dieu nous donne d’apercevoir de loin, toujours de loin, et comme insaisissables, des merveilles protégées par un écran de gloire, et ce que nous saisissons, par grâce, de sa présence ravive notre impatience de la rencontre définitive: « Où t’es-tu caché, Ami, toi qui me laissas dans les gémissements? », écrit saint Jean de la Croix, qui commente aussitôt: « C’est l’absence du Bien-aimé qui cause un gémissement continuel chez celui qui aime, car, n’aimant rien que Lui, il ne trouve en rien du repos et du soulagement. À cela on reconnaît celui qui aime véritablement Dieu: il ne se contente pas de quelque chose qui soit moins que Dieu (..) Au-dedans de notre cœur où nous avons le gage, nous sentons ce qui nous peine, et c’est l’absence. C’est bien là le gémissement que nous avons toujours en ressentant l’absence de l’Ami, principalement lorsque, ayant goûté quelque douce et savoureuse communication de Lui, mous demeurons arides et seuls, disant: « Pareil au cerf, tu as fui, m’ayant blessé. Après toi je sortis, criant,et tu étais parti! » (Cantique spirituel, § I, I-4). Nous gémissons à cause même de notre espérance, car « elle met la mémoire à vide et en ténèbres des choses de cette vie et de celles de l’autre » (Montée 11.6); « elle vide et sépare la mémoire de toute possession, parce que, dit saint Paul, l’espérance est espérance de ce dont on ne jouit pas. Ainsi elle écarte la mémoire de ce qui peut se posséder, et la met dans ce qu’elle espère. C’est pourquoi l’espérance de Dieu seul dispose la mémoire pour l’unir à Dieu » (Nuit obscure 17,22).   Nous avons une voix pour nous exprimer, et pourtant, lorsqu’il s’agit de ces choses de Dieu, de Dieu en l’homme, nous gémissons « intérieurement »; car ces choses-là ne se réclament ni ne s’obtiennent à coups de fureur et d’impatiences. Il faut « les attendre avec persévérance ». Ainsi notre gémissement est à la fois le signe de notre espérance et de notre impuissance: « nous ne savons pas prier comme il faut. »  Mais l’Esprit de Dieu « vient en aide à notre faiblesse. » Cette faiblesse, qui marque inévitablement notre témoignage et toutes nos entreprises missionnaires, est liée, en profondeur, à notre condition de pèlerins et aux « souffrances du temps présent. » Elle est toujours finitude et souvent culpabilité, en tout cas limite pour le savoir et blessure dans le vouloir de l’homme. C’est cette faiblesse qui nous rend incapables de « prier comme il faut », c’est-à-dire de demander « selon Dieu » ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme et que pourtant Dieu lui prépare.  C’est bien aussi cette faiblesse qui nous fait gémir; et paradoxalement l’Esprit Saint nous vient en aide en gémissant lui aussi. C’est le troisième gémissement, celui qui mystérieusement porte et prolonge les deux autres. De même en effet que le gémissement humain n’étouffe pas le gémissement cosmique, de même le gémissement de l’Esprit n’interrompt pas le gémissement de l’homme, mais l’accompagne pour l’achever et le mener à terme. Notre impuissance demeure, mais l’Esprit l’habite et l’oriente vers la gloire, « selon Dieu ». Les mots continuent de nous manquer, mais l’Esprit Saint lui-même intercède par des gémissements sans paroles, au-delà de toute parole. Cette intercession de l’Esprit reste bien un gémissement, qui traverse celui du monde et entre en résonance avec le nôtre, mais grâce à lui notre gémissement de faiblesse devient vraiment filial et passe en Dieu. Toutes nos demandes impuissantes et gémissantes, notre souci multiple et notre quête inquiète du Royaume confluent alors en une simple aspiration à la gloire, « selon Dieu ». Et Dieu qui scrute les cœurs lit dans le nôtre un désir que l’Esprit a fait sien. Ce qui s’opère ainsi au creux des souffrances du temps présent et par le gémissement de l’Esprit est un mystérieux enfantement à la gloire.  L’Esprit n’est point parole. Il est souffle de Dieu, il est soupir vers Dieu; et parce qu’il est à la fois don du Fils et don du Père, il veut transformer toute notre vie en une seule aspiration filiale vers Dieu.  Si le gémissement de l’Esprit est intraduisible en notre langage d’homme, c’est sans doute parce qu’il reprend inlassablement la prière du Premier-né. Quand Dieu scrute notre cœur, c’est cette prière-là qu’il désire y trouver, sous forme de gémissement, de cri ou de murmure, parce que cette prière soufflée par l’Esprit Saint vient toujours au-devant du dessein de Dieu. Jamais nous ne sommes plus conformes à l’image du Fils que lorsque nous laissons l’Esprit reprendre en nous sa prière; non pas forcément au niveau de l’émotionnel, mais au niveau de la foi vive, au niveau de la consécration de tout notre être, au niveau quotidien de la fidélité et de l’amour. Partout où l’Esprit gémit, Dieu entend le cri d’un fils ou d’une fille. Partout où l’Esprit intercède, l’image du Fils s’imprime dans un cœur.  Dans le brouhaha des villes ou le silence des lieux de prière, il suffit de coïncider un instant avec le projet de Dieu, avec notre être filial, pour entendre de nouveau le gémissement de l’Esprit. Gémissement paradoxal, qui nous rend heureux et confiants et qui réveille en nous la certitude d’être aimés, choisis, consacrés, envoyés, avec une multitude de frères. Gémissement d’espérance, qui vient prendre en nous le relais de la plus intense des prières: « Abba, Père! » 

RISORGEREMO, MA COME? DAL NOTO ALL’IGNOTO (1COR 15,35-53)

dalla rivista bimestrale del’Associazione Biblica italiana: « Parole di vita »:

http://www.paroledivita.it/upload/2002/articolo4_17.asp

RISORGEREMO, MA COME? DAL NOTO ALL’IGNOTO (1COR 15,35-53)

di Marcheselli Casale C.

Linterrogativo attraversa la storia umana, da sempre appassiona, tormenta da sempre. Una domanda posta in due momenti, il che è prova di una procedura editoriale indicativa di un dilemma che inquieta il cuore delluomo: cosa c’è dopo la morte? Cosa ci attende? Risorgeremo, sì, ma come?[1] Il grande quesito-inchiesta circola a Corinto: «Come risuscitano i morti? Con quale corpo essi ritorneranno?» (v. 35). Lattenzione è posta sul «corpo-persona: sôma» nel momento in cui, risorto, si presenta nella sua nuova vita. LApostolo non si appoggia al dualismo ellenistico (anima e corpo), piuttosto al monismo semitico (totalità della persona).[2]Sôma indica così la totalità della persona vista come «corpo vivente» in marcia verso il proprio compimento: se cioè Cristo è vincitore della morte, anche noi parteciperemo alla sua vittoria con la totalità del nostro «io». Prospettiva storico-teologica, come si vede, e non pragmatico-empirica. Ma seguiamo lApostolo nella sua meditata argomentazione, ben cinque momenti articolati in una progressione retorica, ancor sempre motivo di studio.[3]

1. La dinamica della seminagione (vv. 36b-38)

Per rendere efficace la sua catechesi, Paolo si avvale di analogie. La prima è tolta dal mondo vegetale: a) il chicco di grano seminato (v. 36b) non è ancora vivo (zôopoieitai) e non prende sviluppo se prima non muore (cf. Gv 12,24); b) quel chicco poi non è ancora il corpo che ne verrà fuori,ma un semplice granello di una qualunque possibile futura realtà (v. 37); c) è Dio a dare poi a questo seme il corpo che ha stabilito, il corpo che è suo, il suo profilo (v. 38).
Quale il senso di questa analogia? Essa ci disvela che, se per Paolo
è chiaro affermare che Cristo è risorto, quindi anche noi risorgeremo, non è altrettanto chiaro il modo in cui un tale risveglio-risurrezione avvenga. Di qui luso dellanalogia, strumento per comunicare un dato che egli avverte nella sua dimensione soteriologico-escatologica, ma che ancora non gusta, perché appesantito dalla carne e dal sangue (v. 50). Solo «luomo pneumatico» se ne approprierà in pienezza. Intanto, la novità e la ricchezza di quel «fatto» e la non immediata percepibilità del suo contenuto rendono necessario il ricorso all
analogia.
L
Apostolo svolge lanalogia sul chicco di grano seminato nel modo magistrale che gli è proprio: spiega che la nostra risurrezione trova un primo momento di oggettiva verità nella morte; è attraverso di essa che si risorge a una vita più ampia e perfetta (v. 36).[4]
Perché nella morte vi è già il germe della vita; nel suo stesso marcire, il seme «si vivifica» e germoglia in unincantevole efflorescenza; meglio, «è vivificato» da Dio (15,38) e passa da un primo tipo di vita a un secondo del tutto diverso; così sarà per ogni creatura di Dio. Si tratta di cogliere non tanto il normale e naturale sviluppo del seme in albero, quanto il processo di radicale trasformazione che il seme subisce. Limmagine del seme è sorta nello spirito dellApostolo, sollecitata dal loghion di tradizione giovannea (Gv 12,24) e da lui riformulato in 1Cor 15,36. Più che essere una semplice immagine, quella del seme è dunque una parabola, di forte eco evangelica.
Paolo fornisce poi un secondo elemento di risposta che
è anche nuova indicazione ermeneutica: è attraverso la morte che si risorge (v. 36); il Dio della storia, autore libero in ogni sua determinazione, dà a ogni seme il suo proprio corpo (v. 38). Si ascolta qui una preziosa non trascurabile allusione a Gn 1,11: i corinzi osservino il «seme che si trasforma» in un nuovo essere vivente, totalmente altro, e colgano lassoluta garanzia di una tale possibilità nel Dio creatore. Questi è sempre allopera e rinnova nel credente quanto ha già compiuto per la prima volta in Gesù Cristo: in lui anche «noi saremo vivificati»
(v. 22b).
«Quel che tu semini non è il corpo che poi dovrà nascere, ma un nudo granello» (v. 37). Limmagine-parabola focalizza la completa disponibilità del granello a divenire quello che deve essere per normale evoluzione del suo marcimento. Dal seme non si riconosce quel che esso diventerà. Esso è nudo, virtualmente ricco di vitalità, ma quella ricchezza è nascosta. Quello che sarà poi, è un vero miracolo, unesplosione di vita nuova.
[5]
Così è per chi si addormenta nella morte: nudo come un seme, quegli è totalmente disponibile per loperatività vitale e vivificante di Dio, è pronto a essere creato di nuovo, a ricevere una nuova vita, a essere rivivificato, trasformato, rifinalizzato nella totalità del suo «io», in una «situazione» nuova, interlocutore di Dio che ora può vedere così come egli è (1Gv 3,2b).
Che questa sia la lettura dei vv. 36b-38
è suggerito ancora dal loro già
rilevato genere letterario di parabola. Questa enfatizza il pensiero di Paolo, il quale non sta spiegando un fatto adducendone uno parallelo. Il suo discorso per metafora guida ad accogliere la risurrezione dei corpi come un miracolo della potenza vivificatrice di Dio.
Annuncio solo kerygmatico? Che la risurrezione corporale debba essere capita solo come uno
skandalon
non meno forte di quello della croce (seguita appunto dalla risurrezione del Crocifisso), dunque accettabile solo sul piano della fede e della speranza? La cosa è ben detta, ma una pura possibile possibilità di quella risurrezione corporale è davvero riduttiva.[6] Quel kêrygma viene infatti dalla storia. E non è forse questultima che permette di dire che il Cristo del kêrygma ha senso e peso solo se agganciato al Gesù della storia? Dunque, se lui è risorto, e non solo nella fede, ma nella realtà della storia della salvezza, anche noi risorgeremo. Come? Come lui!(1Ts 4,14).

2. La diversità delle realtà create (vv. 39-41)

Una seconda analogia è presentata da Paolo con ricchezza di paranomia e allitterazione, il che documenta bene la familiarità dellApostolo con gli strumenti della comunicazione, la lingua greca e le sue tecniche.[7] Scrive: «Non ogni carne(sárx)è la stessa carne, ma altra (állê)è quella degli uomini, altra la carne degli animali, altra la carne dei volatili, altra quella dei pesci» (v. 39).
Propone, poi, una terza analogia desumendola dal mondo degli astri:
«E ci sono corpi (sômata
)celesti e corpi terrestri; diverso però è lo splendore(dóxa)dei corpi celesti, diverso quello dei corpi terrestri. Altro è lo splendore del sole, altro è lo splendore della luna, altro è lo splendore delle stelle: una stella, infatti, differisce da unaltra stella per splendore» (vv. 40-41). Svariati tipi non tanto di corpi, quanto di corporeità. È il senso di sômata: i molti corpi si diversificano già in natura per il loro modo diverso di essere, cioè per la loro corporeità. Essi descrivono le infinite possibilità che Dio ha di realizzare la trasformazione finale del nostro «io»: dalla personalità psichica (materiale) a quella pneumatica, spiritualizzata.[8] Dal corpo alla corporeità,[9] da ciò che è sempre visibile (ha-olam hazzeh) a ciò che è sempre nascosto (ha-olam habba).
Paolo coglie cos
ì uninarrestabile dinamica della storia protesa nel suo insieme e in ogni sua creatura verso il «corpo glorioso (sôma tês dóxês
)» (Fil 3,21), quello trasfigurato e glorificato del Risorto al quale ogni realtà sarà conformata, in una progressiva trasformazione della personalità umana e della creaturalità globale da psichica in pneumatica. È opera dello Spirito;[10] la risurrezione per trasformazione è, infatti, già in corso. La stessa molteplicità creaturale è promessa e prefigurazione della realtà risurrezionale:[11] se Dio è capace di creare le cose in qualità svariate, è anche capace di ricrearle trasformate.[12] Meglio: egli presiede giorno per giorno il processo di trasformazione in atto nelle realtà vegetali, animali e cosmo-astrologiche. LApostolo ne coglie i fanalini spia, segni significanti, e punta locchio nel mistero dellaldilà del tempo e della storia, inaugurato e disvelato dalla «primizia di coloro che si sono addormentati» (Fil 2,6): Gesù il Cristo.
Dunque, i corinzi siano attenti osservatori dell
ordinamento naturale e vi sappiano cogliere il lavoro di Dio creatore e trasformatore. Quel lavoro è sotto gli occhi di tutti. Ebbene: «Così sarà anche la risurrezione dei corpi» (v. 42a).

3. Trasformazione: una personalità pneumatica (vv. 42-44a)«Così è anche la risurrezione dei corpi: si semina nella corruzione, risorge nella incorruzione; si semina nellignominia, risorge nella gloria; si semina nella debolezza, risorge nella forza; si semina un corpo materiale, risorge un corpo spirituale» (vv. 42-44a).
È chiara la centralità del v. 42a: «Così è anche la risurrezione dei corpi». Esso presiede il potenziale delle quattro antitesi, sforzo dellApostolo di dipingere il corpo trasformato, avvalendosi una volta ancora dei buoni uffici dellanalogia: tutti noi abbiamo esperienza di una cosa che si corrompe.[13]
Ebbene, il corpo risorto lo sarà nellincorruttibilità: da corpo psichico (materiale) a corpo pneumatico (spiritualizzato, glorificato). Ecco il risultato della trasformazione (metaschêmasis: Fil 3,21) che investe la totalità di quel corpo e lo trasforma in una realtà nuova, glorificata, spiritualizzata.
Si osservi la tensione escatologica in cui Paolo inserisce la sua discussione sul modo della risurrezione dei corpi: solo oltre la morte, dunque attraverso il
«sacramento» della morte, ogni realtà creaturale raggiungerà il suo vero profilo, nel tempo di Dio, oltre il tempo. Infatti e continua la serie delle antitesi analogiche ciò che in qualità terrestre porta in sé il seme dellignominia, risorgerà corpo pneumatico avente in sé il seme della gloria, altro termine escatologico (v. 43); il corpo terrestre, che ha in sé il seme della debolezza, nella risurrezione, trasformato, porta in sé il seme della forza (v. 43). E ciò che porta in sé il germe dellanimalità, nella risurrezione sarà trasformato e porterà in sé il seme della spiritualità perché è certo che in ogni corpo animale è irreprimibile la tensione al suo vero profilo di corpo spirituale. Ignominia, corruzione, debolezza, animalità e materialità in genere, sono state superate nella morte, risolvendosi, al di là di essa, nelle qualità loro contrarie: la personalità
psichico-somatica si trasforma in quella pneumatica, spiritualizzata.
Se, dunque, Dio pu
ò creare tanti corpi-persone materiali (vv. 38-41), come mai non potrebbe dar vita anche a corpi-persone risorte e spiritualizzate? (vv. 42-44). Tanto più che ne ha già dato la prova storica: Gesù Cristo risorto e trasfigurato, glorioso. La prova non è apologetica, bensì analogica.

4. Il primo Adamo e l’ultimo Adamo (vv. 45-49.53)

Lesposizione incalza, epidittica e parenetica a un tempo. Se il primo Adamo divenne persona vivente (Gn 2,7), lultimo Adamo è persona vivificante (v. 45b): egli porta in sé i semi dellincorruzione (v. 42), della gloria, della forza (v. 43), dellimmaterialità (v. 44) e, come tale, «è divenuto spirito vivificante» (v. 45), datore di vita, perché ha in sé il germe esplosivo della vita nuova: lo Spirito del Padre, Dio della vita.
Con antitesi ritmiche, Paolo conduce il suo pensiero ai vv. 45-49. Esse sono riducibili a una fondamentale: il primo Adamo e l
ultimo Adamo, ad ambedue i quali ogni uomo è legato; essi sono personalità corporative, rispettivamente sul piano terrestre e celeste. Ma è sul secondo Adamo che lApostolo punta il suo focus
: ogni uomo gli è legato ed è destinato a livelli più alti. Egli infatti è spirito vivificante, capace di operare la trasformazione di ciò che è terrestre in una realtà nuova, che è quella sua propria: glorificata, trasformata, spiritualizzata. Uno spirito vivificante è, infatti, di qualità nuova e superiore a un essere vivente. Questultimo è infatti vivo per aver ricevuto la vita (Gn 2,7b); il primo invece porta in sé il germe della vita.Il primo Adamo è «essere vivente» e quanti gli appartengono, a lui incorporati, lo saranno come lui; il secondo Adamo è «spirito vivificante» e quanti gli appartengono, a lui incorporati, saranno vivificati in tutta la loro umanità, risorgendo dai morti per la potenza dello Spirito di Dio (cf. Rm 1,11). Come il primo Adamo ha vissuto una vita terrena, attivando in essa il suo seme, il secondo Adamo vive una vita celeste, partecipandola ai suoi, una vita animata dallo Spirito, opera dello Spirito: «Riflettendo come in uno specchio la gloria del Signore, veniamo trasformati in quella medesima immagine, di gloria in gloria, secondo lazione dello Spirito» (2Cor 3,18b); quel nuovo Adamo è persona in situazione nuova: pneumatica, spiritualizzata, secondo il profilo del Risorto-trasfigurato: non più corpo materiale, ma corporeità spiritualizzata. Paolo non è interessato a fornire una risposta diretta alla domanda dei corinzi (v. 34), piuttosto è impegnato a creare una mentalità di risurrezione per trasformazione-glorifificazione-spiritualizzazione: da realtà (eikôna) terrestri a realtà celesti (v. 49). Allo scopo, ci si rivesta di lui (v. 53).

5. Spirito vivificante (vv. 45-49)

Ma chi è costui? Di certo lo Spirito di Dio che ha reso vivente Gesù Cristo morto, immettendolo nella sua nuova definitiva situazione: nuovo Adamo, risorto e glorificato. Così è dei suoi: ogni creatura dovrà aver parte, con il Risorto, della sua vera nuova situazione. Ma ancor prima, nella fase terrena, ogni «immagine e somiglianza di Dio» (Gn 1,26) viva uno stile di vita ispirato al Risorto, da creatura nuova; ancora nel tempo, essa è già oltre il tempo (eschaton), testimone di una vita che dona lo Spirito. Siamo al cuore della pneumatologia paolina.[14]
Quando Paolo pensa alla trasformazione, gli interessa la totalit
à biologica e spirituale della creatura. La risurrezione della creatura umana avviene così per trasformazione di tutta la sua realtà, del suo «io». Tutto luomo cioè (antropologia monista) viene trasformato (v. 51b: «Saremo trasformati, allaghêsómetha»
). E tale trasformazione della totalità creaturale è imprescindibile, se si vuole essere ammessi al possesso integrale del regno di Dio (v. 50). Un corpo solo «psichico», cioè corpo e sangue, non potrà mai entrare nel regno di Dio, essendo corruttibilità. E il corruttibile non potrà mai abitare nel mondo dellincorruttibilità.
In quel mondo incorruttibile
è già entrato lui, la vivente primizia di coloro che si sono addormentati (Fil 2,6). Come può essere dunque ancora possibile che i corinzi pongano quella domanda? (v. 35). «Stolto! Ciò che tu semini, non prende vita se prima non muore»
(v. 36).
Nell
uomo pneumatico, spiritualizzato nella sua totalità, la nudità del granello ha ora il suo pieno rivestimento: luomo nuovo, anchegli nuovo Adamo, è ora rivestito della sua personalità celeste (2Cor 5,2b). Guai però
a essere trovati ignudi (v. 3), sarebbe ascrivibile solo alla propria negligenza.
Tutti, in verit
à, viventi e non al momento della parusia, saremo trasformati (vv. 51-52), risorgendo nellincorruzione. Da rivestiti di corruzione, i rivivificati rivestiranno lincorruttibilità; da mortali, limmortalità. Più di questo, Paolo non riesce a dire. Ma ha già detto davvero tanto, e ha dato solido fondamento a un ben motivato ottimismo antropologico.[15]
Aiutati dalla loro cultura ellenistica, i corinzi continuino a sondare tanto nuovo annuncio; nella fede storica del Gesù di Nazareth, morto e risorto e trasfigurato, meditino la loro morte e risurrezione per trasfigurazione-trasformazione: creature nuove, dalla personalità spiritualizzata. In questa speranza, ognuno gestisca il proprio cammino nella fede, «saldo e irremovibile» (v. 58), consapevole di muoversi su un fondamento solido: «Dov’è, o morte, la tua vittoria?» (v. 55). In lui (v. 57), la morte è stata ingoiata dalla vita (cf. v. 54b). Ebbene, come per lui, anche per noi.

[1] Esamino la questione nella religiosità giudaico-ellenistica, dal II sec. a.C. al II sec. d.C., nel mio volume Risorgeremo, ma come?, EDB, Bologna 1988. Che Paolo in 1Cor 15 risenta della testimonianza religiosa documentata in questa fascia letteraria, lo prova H.C.C. Cavallin, Life after Death. Paul’s Argument for the Resurrection of the Dead in 1Cor 15. Part I: Enquiry into the Jewish Background, Brill, Leiden 1974. Gli ho riservato lattenzione dovuta nella mia monografia appena menzionata.
[2]
Che se «corpo-carne» da un lato e «vita-anima» dallaltro (v. 35) dovessero rispondere alla concezione dualistica, ebbene di essa Paolo non fa più parola in tutto il c. 15. Preziosa indicazione ermeneutica.
[3]
Di recente se ne occupa K.J. OMahony, «The Rhetoric of Resurrection (1Cor 15): an Illustration of a Rhetorical Method», in Milltown Studies 43 (1999) 112-144.
[4]
Non si tratta di una progressione da vita a vita, quasi un evoluzionismo, ma di una discontinuità in radice: da morte a vita. Cf. G. Barbaglio, La Prima Lettera ai Corinzi, EDB, Bologna 1996, p. 840.
[5]
Segnalo J. Kremer, «La risurrezione di Gesù, causa e modello della nostra risurrezione», in Concilium 6 (1970) 102-116. Di recente lo stesso J. Kremer riprende largomento in Geist und Leben 71/6 (1998) 406-410.
[6]
Si legga W. Marxen, La risurrezione di Gesù di Nazareth, EDB, Bologna 1970, p. 141. Ma quella pura possibilità è una restrizione indebita del pensiero dellApostolo la cui argomentazione per induzione dal noto allignoto prova sufficientemente che ci si trova ben al di là della pura possibilità. Così G. Barbaglio, La Prima Lettera ai Corinzi, cit., pp. 838-856 nella sua dettagliata analisi di 1Cor 15,35-58. Già S. Cipriani, «La risurrezione di Cristo e la nostra nella prospettiva di 1Cor 15», in Asprenas 2 (1976) 112-135.
[7]
Paranomia e allitterazione documentano bene landamento retorico dellargomentazione.
[8]
Con «trasformazione spiritualizzata» intendo dare atto a tutto il periodo ellenistico intertestamentario da me esaminato nella monografia citata in nota 1: Risorgeremo, ma come? Le si oppone una risurrezione materializzata, tendente a ridare al corpo risorto i connotati che già gli furono propri. Questa linea perde in attendibilità critica ed è del tutto scalzata dal Nuovo Testamento che indica nel Gesù trasfigurato sullalto monte (Tabor) il suo vero profilo di risorto. Cf. Mc 9,2-9 parr.
[9]
Dal corpo psichico-materiale, a quello pneumatico-spiritualizzato. Corporeità esprime bene la nuova situazione del risorto. Così già R. Fabris, Le Lettere di Paolo, Borla, Roma 1980, vol. I, pp. 533-541.
[10]
Espone ampiamente la questione S. Reyero, «”estin kai (sôma) pneumatikon (1Cor 15,44b)», in StMad 15 (1975) 151-187.
[11]
Si veda E. Pfammatter, «Risurrezione del Cristo, risurrezione dei cristiani e compimento della storia della salvezza nella concezione paolina», in E. Rückstühl – J. Pfammatter (edd.), La risurrezione di Gesù Cristo, AVE, Roma 1971, pp. 135-149, qui p. 143.
[12]
Così già Giovanni Crisostomo, Tommaso dAquino. Per linteresse dei Padri alla questione, segnalo la monografia di F. Altermath, Du corps psychique au corps spirituel. Interprétation de 1Cor 15,35-49 par les auteurs chrétiens des quatre premiers siècles (jusqu’au Concile de Calcedonie), Mohr-Siebeck, Tübingen 1977.
[13]
Ne ha ben descritta la dinamica G.M. Hensell, Antithesis and Transformation. A Study of 1Cor 15,50-54, S. Louis University 1975.
[14]
Originale inversione della formula «Spirito vivificante» (v. 45). Se ne occupa R.B. Gaffin, «Life giving Spirit: Probing the Center of Pauls Pneumatology (1Cor 15,45)», in Journal of the Evangelical Theological Society 41/4 (1998) 573-589.
[15]
Ma a riguardo, si legga R. Penna, «Cristologia adamica e ottimismo antropologico in 1Cor 15,45-49», in AA.VV., L’uomo nella bibbia e nelle culture ad essa contemporanee. Atti del Simposio per il XXV Simposio ABI, Paideia, Brescia 1975, pp. 181-208.

LETTERA A FILEMONE – INTRODUZIONE

LETTERA A FILEMONE

INTRODUZIONE

stralcio da: Reynier C., Trimaille M., Vanhoye A., Lettere di Paolo, Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo (MI) 2000; Trimaille M., Lettera a Filemone, pagg.383-385;

 

« Tra tutte le lettere di Paolo che ci sono state conservate, è la più corta e l’unica indirizzata a una persona privata, per parlare di un problema personale. Ma se è diventata Sacra Scrittura nella Chiesa, è perché supera infinitamente la persona del destinatario; e il lettore di oggi non deve lasciarsi fuorviare dalle apparenze. Non sono stati trovati argomenti per mettere in dubbio la sua autenticità. Paolo ci informa di essere in prigione. Tradizionalmente, si è pensato alla detenzione a Roma, durante il periodo, di almeno due anni [61-62], in cui Paolo, secondo gli Atti degli Apostoli, è in residenza sorvegliata. È difficile tuttavia mantenere questa localizzazione a causa del tragitto che la lettera tra la capitale dell’Impero e una campagna sperduta della lontana provincia dell’Asia minore. Oggi si preferisce pensare a una possibile prigionia di Paolo a Efeso, e, per questo, anticipare l’invio di questa lettera agli anni 56-57, ipotesi che rende più verosimili i viaggi che avrebbe richiesti.

Le circostanze della lettera

Lo schiavo Onesimo è fuggito, mettendosi così contro la legge e danneggiando il padrone. Era forse al corrente dei legami che esistevano tra Filemone e Paolo? In ogni caso, nel suo vagare è andato da Paolo che era in prigione, gli ha reso numerosi servizi, ed è diventato cristiano. Al termine di un periodo non precisato, Paolo rimanda Onesimo dal Padrone, riconoscendo in questo modo i diritti di Filemone. Ma lo esorta a rinunciare al potere che ha di punire il colpevole, propone di rimborsarlo per il danno subìto e lascia capire che la osa migliore da fare sarebbe quella di lasciare Onesimo al suo servizio.

Interesse della lettera

Il commento metterà in luce la delicatezza dei sentimenti di Paolo e la pazienza pedagogica con la quale suscita il discernimento evangelico dell’amico. Questa lettera è soprattutto l’esempio tipico del modo in cui i cristiani delle origini potevano affrontare un problema socio-politico come quello della schiavitù, tenendo conto del vangelo di Cristo, del loro statuto di all’interno della comunità e del contenuto sociale nel quale vivevano, valutando in modo realistico i margini di azione a loro disposizione. Paolo non inserisce nel suo programma apostolico l’estirpazione della schiavitù della società greco-romana; si sforza piuttosto di trasformare l’immagine che gli schiavi hanno di loro stessi, inducendoli a prendere coscienza della dignità di e attribuendo contemporaneamente lo statuto di agli uomini liberi diventati cristiani (1Cor 7, 17-24). Nel nostro caso insiste perché sia riconosciuto a Onesimo lo statuto di di cui godevano tutti i membri della comunità, e anche perché e anche perché ne siano tratte tutte le conseguenze (vedi i codici domestici e la coppia schiavi/padroni in Col, Ef, 1Pt, 1Tm e Tt). Paolo dunque, dal suo punto di vista, pone i principi che, nel corso dei secoli, influenzeranno le coscienze e porteranno a considerare la schiavitù come una pratica disumana da estirpare completamente. A coloro che si scandalizzano dell’inazione pubblica di Paolo e della sua scarsa incisività, sarebbe bene ricordare che la schiavitù esiste ancora e che essi stessi potrebbero forse darsi da fare maggiormente per liberarne il pianeta. »

Publié dans:Lettera a Filemone |on 8 mai, 2008 |Pas de commentaires »

CORINTO

dal sito:

http://www.paroledivita.it/upload/2002/articolo1_4.asp

CORINTO

di Doglio C.

Prima di scrivere alla comunità cristiana di Corinto, Paolo ha vissuto in questa città per quasi due anni e vi è rimasto legato anche in seguito nei suoi vari spostamenti. È necessario, quindi, conoscere qualcosa di quell’ambiente umano che costituisce la cornice delle lettere: ogni introduzione a questi scritti paolini descrive la città di Corinto.[1] In questo caso, dunque, ho cercato solo un modo nuovo per riportare tali informazioni: mi sono messo nei panni del proconsole Gallione e, con un po’ di fantasia, gli ho fatto scrivere una lettera su Corinto, indirizzandola al fratello Seneca, il famoso filosofo.1. Marco Anneo Novato Gallione al diletto fratello Seneca, salute!

«È ormai quasi un anno che abito a Corinto e il periodo del mio proconsolato volge al termine. Sto per ritornare a Roma; ma ora un po’ mi dispiace di lasciare questa strana e splendida città, che mi ha deluso e mi ha entusiasmato. Proprio per questo ho deciso di scriverti, perché parlandoti della mia esperienza a Corinto ho l’occasione piacevole di richiamare alla memoria il fascino di questa città con le vicende che qui hanno segnato la mia vita.
Alla fine di giugno dell’anno scorso sono sbarcato al porto di Lecheo: provenendo dall’Italia è qui che si fermano le navi, mentre quelle che vengono dall’Oriente fanno scalo nell’altro porto, al villaggio di Cencre. Corinto, infatti, ha due porti, pur non essendo direttamente sul mare: si trova al centro dell’istmo che collega la Grecia al Peloponneso e domina, quindi, ogni via terrestre di passaggio e controlla contemporaneamente il mar Ionio e il mar Egeo. La chiamano “regina dei due mari”. Da questa sua posizione geografica è derivata tutta la fortuna di Corinto: la gloria in passato e la ricchezza al presente.
Devo ammettere di essere partito prevenuto. La fama di Corinto non è buona: lo sai bene! Me ne avevano parlato come di una città senza cultura e senza tradizione, troppo moderna per avere storia e troppo plebea per avere importanza: ma era il mio primo incarico di amministratore fuori di Roma e dovevo accontentarmi. Nonostante tutto, però, ho avuto modo di ricredermi.

1.1. Ho trovato una città completamente nuova

Corinto è stata ricostruita negli ultimi decenni, perché circa duecento anni fa le nostre truppe l’avevano rasa al suolo. L’orgoglio dell’antica Corinto, infatti, si ergeva come un pericolo per la conquista romana. Al tempo di Filippo di Macedonia, Corinto aveva preso il posto di Atene, umiliata dal nuovo padrone, divenendo il centro della Lega Panellenica: così per due secoli la città dell’istmo aveva guidato la Grecia e, quando arrivò l’esercito di Roma, fu la sede naturale della resistenza antiromana, senza riuscire tuttavia a impedire che la nostra repubblica portasse la libertà in terra ellenica. E quando il dominio di Roma si fu consolidato, il generale Lucio Mummio volle dare al mondo un esempio e decise di cancellare questa città dalla carta geografica della terra, per eliminare ogni pericolo di rivolta e per tranquillizzare i banchieri romani che temevano la concorrenza dell’opulenta[2] Corinto. I suoi abitanti furono massacrati e fatti schiavi, gli edifici saccheggiati o incendiati, le opere d’arte depredate. Corinto cessò di esistere e per quasi un secolo rimase soltanto un mucchio di ruderi.
Rinacque grazie a Giulio Cesare. Proprio nell’anno fatale in cui sarebbe stato assassinato, il grande condottiero, consapevole dell’importanza della posizione geografica di Corinto, scelse questo sito per farvi sorgere una città da regalare ai suoi veterani, a quella massa di soldati che l’avevano accompagnato in molti anni di guerre e conquiste. Nacque, così, Colonia Laus Iulia Corinthiensis ed ebbe come abitanti degli stranieri, provenienti un po’ da tutto il mondo, soldati cesariani insieme a una gran quantità di liberti e di schiavi: tutta gente senza patria, originari dell’Italia e dell’Oriente, alla ricerca solo di guadagni e di benessere. La nuova Corinto, come puoi facilmente immaginare, non doveva essere una bella città, proprio a causa dei nuovi abitanti che, assolutamente disinteressati all’arte e alla cultura, cominciarono col saccheggiare le tombe antiche e i monumenti, per ricavarne gioielli e oggetti d’arte da vendere agli antiquari romani.
Col tempo, però, Corinto è cambiata ed è diventata una bella città. Oggi è una città moderna, con tutti i principali palazzi costruiti di recente, le monumentali fontane che raccolgono l’abbondante acqua della zona, le vie e le piazze realizzate secondo i criteri dei nostri migliori architetti, che sono stati capaci di valorizzare le antichità, inserendole in un nuovo impianto urbanistico. Il gioiello di Corinto è il meraviglioso tempio dorico di Apollo, il più antico e il più importante della Grecia: sopravvissuto alla distruzione, esso continua a ergersi, con le sue trentotto colonne monolitiche, al centro della città sopra una terrazza rocciosa, proprio attigua al nuovo foro romano, sede della vita economica e civile di Corinto, con il bema su cui io ho rappresentato, in qualità di proconsole, la giustizia di Roma.

1.2. Il commercio è l’anima di Corinto

Caro fratello Seneca, è stato inutile cercare in questa città gli ambienti della grande cultura. In questo Corinto mi ha deluso, perché la nuova popolazione è interessata solo a far soldi: i pochi ricchi che vi abitano sono grandi commercianti e armatori, impegnati a difendere e moltiplicare il loro patrimonio, avidi di nuovi guadagni e di rendite sempre più facili; i moltissimi poveri, d’altra parte, che costituiscono la grande maggioranza della popolazione, sono angosciati quotidianamente dai problemi della sopravvivenza e si danno un gran da fare per guadagnare quel poco che permette loro di vivere e, magari, quel po’ di più che consente anche di divertirsi. I filosofi come te avrebbero grosse difficoltà a farsi ascoltare da gente del genere!
Corinto è sempre stata una città commerciale. La sua posizione strategica è stata sfruttata bene dall’abilità dei suoi abitanti. Le coste del Peloponneso, infatti, sono estremamente frastagliate e la navigazione intorno a quegli scogli è molto pericolosa; ma non c’era altra possibilità per le navi che volevano tenere i contatti fra l’Occidente e l’Oriente. Corinto ha escogitato un’altra strada! Appena giunto qui, sono stato a visitare questa originale iniziativa, che ormai, però, è quasi del tutto in disuso. La chiamano díolkos: si tratta di una pista di allaggio, costruita attraverso l’istmo per consentire alle navi da carico di transitare da un mare all’altro, evitando la circumnavigazione del Capo Maleo, tremendamente pericoloso.
Mi hanno regalato una copia dell’opera geografica di Strabone: vi ho letto con attenzione tutto quello che riguarda la storia di Corinto e ho trovato anche un proverbio che doveva circolare fra i marinai del Mare Nostro. Dice: “Quando passi il Malea, dimentica quelli di casa!”.
[3] È chiaro che la strada alternativa offerta da Corinto veniva preferita, per forza: le navi venivano tirate su dall’acqua di un porto e sistemate su una specie di binario; quindi, con l’aiuto di grossi rulli e la fatica di innumerevoli manovali venivano fatte scivolare lungo tutto l’istmo fino all’altro porto. In tal modo si guadagnava tempo e si evitavano i pericoli del mare; ma soprattutto prosperava il commercio di Corinto, offrendo ai ricchi molti vantaggi e fornendo ai poveri molti posti di lavoro.
Purtroppo, però, l’accresciuta mole delle navi e l’eccessivo tonnellaggio delle imbarcazioni moderne ha reso sempre più difficile o addirittura impossibile questa operazione. Mi hanno detto che è stato utilizzato in grande stile per l’ultima volta circa ottant’anni fa, quando Ottaviano, inseguendo Antonio dopo la battaglia di Azio, vi fece transitare le sue navi da guerra in pieno inverno. Ormai, invece, è ridotto a un cimelio del passato. Ho pensato che al suo posto si potrebbe scavare un canale per mettere in comunicazione i due mari: ma non sembra una trovata originale. Mi hanno informato su vari tentativi del genere, a partire dal tiranno Periandro, ripresi in considerazione ancora di recente, ma sospesi perché gli esperti hanno detto che il livello del mar Ionio è più alto dell’Egeo e, in caso di collegamento, sommergerebbe completamente l’isola di Egina.
Anche senza díolkos il movimento a Corinto non manca. Tutte le imprese commerciali che vi avevano posto una sede continuano a usare i due porti, magari facendo trasportare la merce da uno all’altro: perciò la popolazione è in continuo cambiamento. Alcune stime parlano di quasi mezzo milione di abitanti, ma per due terzi sono schiavi: soprattutto operai addetti ai lavori portuali e alle varie attività connesse col mercato internazionale; proprio come merce umana anch’essi seguono gli spostamenti delle navi, delle mercanzie e degli interessi dei loro padroni. Residenti stabili a Corinto sono numerosi piccoli proprietari, impegnati nell’artigianato e nel commercio: fabbricano e vendono soprattutto vasi di ceramica, non più belli come quelli di una volta, ma utili per contenere vari generi alimentari, e oggetti di bronzo, come statue, armi e specialmente specchi. Invece i ricchi armatori che vi vengono per lavoro, passano e se vanno; certamente cercano qualcosa di meglio.

1.3. «Corinteggiare»

Quando sono arrivato al Lecheo, mi hanno accolto con tutti gli onori e, poi, mi hanno scortato in città, fra vigneti, campi di ulivi e di fichi, lungo i dodici stadi[4] della nuova e ampia strada lastricata che conduce dal porto al centro della città. Proprio davanti a me, come sfondo delle costruzioni cittadine, si ergeva la massa montagnosa dell’Acrocorinto che domina imponente tutta la pianura: lassù, mi hanno spiegato, sorge il tempio di “Afrodite Pándemos”, la Venere popolare di cui i corinzi sono molto devoti. Ho letto in quel libro di Strabone che nell’antichità il tempio della dea dell’amore era stato così ricco da possedere più di mille sacerdotesse, o ierodule – come le chiamavano – schiave sacre che praticavano la prostituzione come atto di culto, per ottenere benefici dalla dea. Ma ho l’impressione che l’importanza di tale culto licenzioso sia stato esagerato: oggi, per lo meno, non ha più grande consistenza e non è questo culto che caratterizza la città. Tuttavia, è impressionante l’enorme diffusione della prostituzione a Corinto: penso sia normale in una città di mare con una popolazione di passaggio che cerca occasioni di divertimento e di sfogo fuori dal proprio ambiente. Ma qui sembra proprio un fenomeno tipico della vita cittadina e, come magistrato, devo ammettere che vi ho trovato proprio di tutto: fornicatori, adulteri, effeminati, sodomiti, ladri, sfruttatori, imbroglioni, calunniatori, ubriaconi.
Dagli studi giovanili mi è tornata in mente qualche battuta di Aristofane, che adoperava il verbo “corinteggiare” per alludere a un comportamento osceno; ma ancora oggi dire di una ragazza che è “corinzia” significa qualificarla come cortigiana, e il nomignolo corinthiastés viene dato ai protettori.
[5] Pensavo che si trattasse di luoghi comuni della letteratura comica; e invece mi sono reso conto di persona che la città di Corinto è proprio così. Le taverne e i lupanari sono a ogni angolo di strada; persino sulle coppe da bere ho visto scritto il motto di questa mentalità di divertimento: “Mangiamo e beviamo, perché domani moriremo”.
Il nostro poeta Orazio ha scritto: “Non è da tutti recarsi a Corinto”;
[6] alludeva al carattere molto costoso del vizio, e veramente qui vengono spesi capitali per il divertimento e per ogni genere di eccesso. Mi ricordo di aver visto lungo la grande strada che porta in città alcune tombe di persone famose, fra cui il sepolcro del filosofo Diogene e poco dopo quello della celebre cortigiana Laide. Senza dubbio quest’ultima rappresenta l’attuale mentalità di Corinto.

1.4. La ricchezza umana di Corinto

In primavera ho avuto la fortuna di assistere a una delle più significative manifestazioni di tutta la Grecia: i Giochi Istmici. Sono convenuti qui i migliori atleti, poeti e i musicisti più celebrati di questi anni, per disputarsi il trofeo della vittoria: una corona di rami di pino. Usano il pino, perché è l’albero sacro a Poseidone, in onore del quale vengono celebrate le gare: prima di tutto, infatti, sono una festa religiosa. Una suggestiva processione notturna ha dato inizio ai riti: alla luce delle fiaccole e delle lampade che ognuno portava in mano, ho sentito rievocare con commozione la leggenda dell’eroe Palemone, il principe annegato, deposto da un delfino sulla riva del mare e raccolto dal mitico Sisifo, re di Corinto. Nel suo piccolo santuario, si è sacrificato un toro nero in olocausto e i concorrenti hanno quindi prestato giuramento solenne di osservare le regole delle prove; e poi, sul finire della notte, ogni partecipante ha versato l’olio della sua piccola lampada sul grande fuoco nel quale si consumava il sacrificio.
La suggestione del rito si è aggiunta a un’altra impressione: mi aveva colpito, infatti, l’eccezionale impegno con cui gli sportivi si sono preparati alle gare, sottoponendosi per mesi a esercizi lunghi e faticosi, lontano dai divertimenti e rigorosi nella dieta. Tutto questo per una corona di pino! Evidentemente è la gloria e la fama che cercano: anche questo è Corinto!
Ma le gare sono una parentesi: la vita ordinaria è il mercato. Passeggiare per le vie di Corinto è uno spettacolo, perché è tutto un negozio, che vende di tutto. Però in questo mare di merci, la vera ricchezza è costituita dall’umanità. Nel mio breve soggiorno ho avuto modo di incontrare molte persone, tipi fra i più diversi, alcuni strani e caratteristici, altri banalmente comuni; ma mi ha lasciato l’impressione generale di una città vivace e amichevole, qualche volta anche passionale, interessata alla questioni della vita e capace di entusiasmarsi per qualcosa di più grande del denaro e del divertimento.
A proposito, mi è venuto a salutare il signor Aquila, con la moglie Prisca, che lui chiama familiarmente Priscilla: li avevo conosciuti a Roma, tempo fa, come produttori di tessuti e di tende, e avevamo stretto dei buoni rapporti; per cui incontrarli qui mi ha fatto piacere. Sono ebrei, ma molto aperti e capaci di dialogare con quelli diversi da loro: qualità che non è comune! Mi hanno raccontato i motivi del loro trasferimento, perché sono stati implicati in quella normativa che due anni fa il nostro glorioso Cesare ha emanato per calmare le continue sommosse che scoppiavano nel quartiere giudaico di Roma, per motivi assurdi che l’amministrazione imperiale non riusciva assolutamente a capire. Ho saputo che c’era di mezzo un certo Cristo: ma anch’io non ho compreso bene quale fosse il problema dei disordini. In ogni caso fra i giudei espulsi dalla capitale c’era anche il mio amico Aquila e così me lo sono ritrovato a Corinto.
Il fiuto dell’imprenditore gli ha suggerito la città adatta per riprendere la sua attività di commercio. Qui a Corinto, infatti, gli ebrei non sono pochi: ne passano da tutto il Mediterraneo e la loro sinagoga è un centro vivace di comunicazioni e di incontri; ma anche di scontri. Proprio su suggerimento di Aquila sono stato a far visita di cortesia, tanto per rendermi conto della situazione, al capo della sinagoga. Ho conosciuto così il signor Sóstene, che ha assunto l’incarico da poco tempo e, suo malgrado, ha dovuto raccontarmi dei disordini che hanno portato alla sostituzione del suo predecessore. Costui, di nome Crispo, aveva appoggiato un predicatore giudeo, un tal Paolo, proveniente da Gerusalemme che insegnava strane dottrine su Cristo: anche qui di nuovo lo stesso problema e il riferimento a questo strano nome! Crispo si era lasciato convincere da questo Paolo, mentre molti altri giudei non ne volevano sapere; e così, dopo qualche vivace discussione si è passati a un’aperta lite, che è finita con l’espulsione dalla sinagoga di tutti quei giudei che si fanno chiamare “cristiani”. Adesso la sinagoga di Corinto è in mano a Sóstene, che mi sembrava ben intenzionato a porre fine alle questioni.

1.5. Uno strano caso giudiziario

Dico “sembrava”, perché ho dovuto ricredermi. Pochi giorni fa, infatti, mentre sedevo sul bema, simbolo della mia autorità di proconsole d’Acaia, me lo sono visto comparire davanti, come capo della delegazione giudaica con l’intento di denunciare quel tal Paolo. Evidentemente le questioni non erano finite.
Sóstene non era solo: molti giudei l’avevano accompagnato e con forza mi avevano portato davanti anche il loro imputato. Nello sporgere denuncia contro Paolo, il capo della sinagoga mi ha detto che questo predicatore ha preso in affitto un locale proprio sulla stessa piazza dove sorge la sinagoga e vi ha installato una specie di scuola alternativa. Mi è parso di intuire una questione di concorrenza, quasi un diverbio fra commercianti che si rubano i clienti. Ma il discorso degli accusatori era molto più serio: mi hanno, infatti, parlato di un insegnamento relativo a un culto contrario alla legge romana.
Per quel poco che avevo capito dai racconti e dalle spiegazioni di Aquila, mi sono accorto subito che si trattava di un problema interno alla comunità giudaica e tutta la questione ruotava sull’interpretazione della loro legge religiosa e sull’uso di parole o di nomi. I giudei aspettano un liberatore che in greco chiamano “Cristo”; ma non sono affatto d’accordo sulle sue caratteristiche e sul suo ruolo. Ora questo Paolo, mi hanno detto, gira il mondo a dire che il Cristo è venuto e si identifica con un certo Gesù di Nazaret che il procuratore Ponzio Pilato ha condannato alla crocifissione circa vent’anni fa. Crispo lo ha accettato e come lui tanti altri ebrei che lo seguono; Sóstene, invece, insieme a molti altri, non ne vuole sapere e cerca di ostacolarlo.
È evidente che tutto questo non ha nulla a che fare con il diritto di Roma; perciò non ho voluto nemmeno aprire il processo e con fermezza ho allontanato quella delegazione dal mio tribunale. Ne è venuto fuori un subbuglio generale: proprio in mezzo al foro, infatti, i giudei si sono messi a urlare e se la sono presa con Sóstene, dandogli dell’incapace e accusandolo di non essere riuscito a sostenere l’accusa. Dalle parole sono passati alle mani e hanno sfogato le loro ire aggredendo con violenza il capo della sinagoga, mentre quel Paolo se ne è andato per la sua strada.
Non ho più voluto entrare in queste faccende, perché non mi riguardano e non mi interessano. Tuttavia la vicenda mi ha lasciato un po’ perplesso: come è possibile che in una città come Corinto ci siano delle persone che si appassionano a questioni religiose? Forse, come avevo già intuito, in questa città malfamata si nascondono desideri e speranze che non possono essere saziati con soldi e piaceri; forse in mezzo a questa moltitudine volgarmente banale, ci sono persone che si aspettano qualcosa di più e cercano un senso della vita che neppure noi, caro fratello filosofo, sappiamo trovare. Per questo strano contrasto Corinto mi ha affascinato.
Ma presto sarò di nuovo a Roma; e di queste cose forse non ne sentiremo parlare mai più! A presto.

Ave atque vale».

[1] Oltre alle introduzioni alle lettere ai Corinzi, si possono trovare notizie sulla città di Corinto in: J.L. Vesco, In viaggio con san Paolo. Città e regioni del Mediterraneo nella storia e nell’archeologia, Morcelliana, Brescia 1974, pp. 117-135; H.D. Saffrey, «Paolo fonda la Chiesa di Corinto», in Il Mondo della Bibbia 4 (1990) 41-47; R. Penna, «Corinto: città greca e Vangelo a confronto», in Eteria 1 (1996) 42-46.
[2] La distruzione di Corinto avvenne nell’anno 146 a.C. Il titolo di «opulenta» (aphneiós) dato a Corinto è classico: si trova già nell’Iliade (2, 570).
[3]Strabone, Geografia, VIII, 6, 20; prezioso testo edito di recente: Strabone, Geografia. Il Peloponneso: libro VIII, tr. it. a cura di A.M.Biraschi, Rizzoli, Milano 2000, pp. 242-251.
[4] Uno stadio romano corrisponde a mt.185; fra il porto di Lecheo e l’antica città di Corinto c’erano infatti circa 2 km.
[5]Aristofane, fram. 370; così è testimoniato anche in altri testi di poeti comici, meno noti, del V sec. come Filetero e Polioco. L’espressione «ragazza corinzia [hē korinthia kórē]» si incontra in Platone, La Repubblica, 404d.
[6]Quinto Orazio Flacco, Epistole, I, 17, 36: «Non cuivis homini contingit adire Corinthum». Anche Strabone riporta la stessa frase e la qualifica come un proverbio.

JOSEPH RATZINGER/PAPA BENEDETTO: « …A LODE DELLA SUA GLORIA » (EF 1,3-4)

JOSEPH RATZINGER/PAPA BENEDETTO

« …A LODE DELLA SUA GLORIA »

RIFLESSIONE SU EFESINI 1,3-4

(luglio – Quindicesima domenica durante l’anno –B)

dal libro: Ratzinger J., Cerco il tuo volto, Edizioni Figlie di San Paolo, Milano 1985

pagg. 38-40;

(dalla Prefazione al libro: « I brevi testi, che sono stati raccolti in questo libro, furono dapprima pubblicati come meditazioni mensili in una rivista tedesca per sacerdoti. Essi seguono i testi delle letture liturgiche degli anni B e C;)

L’introduzione della lettera agli Efesini ci fa percepire l’entusiasmo dei neoconvertiti, per i quali l’essere cristiani è un dono, una benedizione, una ricchezza inattesa di Dio. Prendere coscienza di questo è cosa salutare per noi, che viviamo il nostro cristianesimo quasi con la fronte corrugata, con fatica, con difficoltà, tanto da avere una cattiva coscienza qualora ne proviamo un po’ di gioia, timorosi come siamo che questo possa essere trionfalismo. In ultima analisi la gioia di questa lettura dipende dal fatto che l’Apostolo ha il coraggio di puntare semplicemente lo sguardo sul centro della realtà cristiana: sul Dio trinitario e sulla sua vita eterna. Chi rumina solo e sempre le domande iniziali del cristianesimo e non guarda tranquillo e sereno al suo centro, finisce per essere assorbito sempre di più dalla lacerazione della riflessione. Dobbiamo di nuovo imparare a parlare della realtà più autentica della fede, anche se rimangono sul tappeto tante altre domande preliminari ad essa; in fondo solo la logica e la bellezza intrinseca del tutto, irradianti dal suo centro, possono superare anche le difficoltà iniziali.

Sotto il profilo contenutistico il testo cerca in primo luogo di farci conoscere il fondamento ed il fine del nostro essere cristiani. Il fondamento non è costituito dalle nostre prestazioni, ma dall’amore di Dio, che ci ha cercati dall’eternità. Il giudaismo conosceva l’idea della preesistenza del Messia, della legge, del popolo di Dio. Qui l’Apostolo ci dice: tutto ciò è vero in un senso profondissimo. Nei pensieri di Dio noi esistiamo eternamente da sempre, perché apparteniamo al suo Figlio. Perciò partecipiamo alla sua eternità, alla sua priorità su tutte le cose del mondo. In lui esistiamo come da giorni immemorabili. Dio ci vede in lui, ci vede coi suoi occhi, Che cosa questa certezza significhi lo possiamo comprendere in modo nuovo in un tempo di nausea per l’uomo, in un tempo in cui l’uomo viene presentato come una scimmia nuda, come topo particolarmente ingegnoso, e viene dichiarato l’autentico perturbatore della natura, cosicché crescono la paura di fronte all’essere umano e l’odio dell’uomo contro l’uomo.

Chi sa di essere guardato dagli occhi del Figlio, prova una sensazione che è più forte di una simile paura. La sua origine è già una risposta alla domanda impellente della sua meta e del suo fine. la lettera agli Efesini descrive tutto ciò con una serie di quattro concetti strettamente correlativi l’uno all’altro. Essa parla di redenzione. Parla di eredità, cioè del fatto che tutto apparterrà a tutti, che il mondo ci appartiene. Parla della ricapitolazione dell’universo, del cielo e della terra, quindi della eliminazione dei contrasti e delle inimicizie, dell’unità indivisa, in cui tutti e tutto concorderanno: questa è la redenzione. Ma come si verificherà tutto ciò? La lettera dice – e lo dice tre volte a mo’ d’un ritornello che da il tono al tutto – che noi esistiamo : questa è la via. Ove l’uomo ha il coraggio di dimenticarsi e di orientare il suo volto al Creatore, lì segue il resto: l’eredità, l’unità, la redenzione. Francesco d’Assisi non è forse l’esempio luminoso delle verità di questa affermazione apparentemente fin troppo semplice? Ove Dio non viene più lodato, tutto il resto va in rovina. Solo se ricominciamo a volgere di nuovo il nostro sguardo a lui, a liberarci dall’incapsulamento in noi stessi, la nostra paralisi ha fine e può irrompere in noi la redenzione.

Prof. Fréderic Manns: Paolo il teologo

dal sito:

http://servus.christusrex.org/www1/ofm/pope2/intros/GPint07.html

Paolo il Teologo

by Frédéric Manns
(Studium Biblicum Franciscanum – Jerusalem)

Un re di Francia incontra un giorno dei tagliatori di pietra in pieno lavoro. Alla domanda : Che cosa fate? il primo dice : Sire, io taglio delle pietre; il secondo dice : Sire, io riunisco delle pietre tagliate, ed il terzo : Sire, io costruisco una cattedrale. All’inizio del terzo millennio la Chiesa sta scoprendo l’urgenza di una rinnovata evangelizzazione. Il santo Padre sollecita i cristiani a ritrovare lo slancio delle origini nei confronti del mondo contemporaneo. Chi ha incontrato il Signore Risorto non può tacere. « Guai a me se non predicassi il vangelo », esclamava in tal senso l’apostolo Paolo (1Cor 9,16). Il viaggio del santo Padre sulle orme di San Paolo in Grecia, Siria e Malta propone come modello di evangelizzatore Paolo di Tarso, uomo di una doppia cultura, che ha fatto l’esperienza del Risorto e che ha dedicato la vita a proclamare la sua certezza che Cristo è vivo. Vale la pena di riflettere sulle intuizioni e il pensiero teologico dell’apostolo delle genti.

Il corpo mistico.

In mezzo ai messaggeri della Buona Novella, Paolo è colui che ha costruito la prima cattedrale del pensiero cristiano. Il rosone che rischiara e trasfigura tutto il suo edificio, è l’apparizione di Cristo resuscitato sulla via di Damasco. Questa esperienza, dura e beneficente alla fede, illumina Paolo malgrado la sua momentanea cecità. Strumento di prima scelta, illuminato dallo Spirito Santo, istruito dagli altri Apostoli, l’Apostolo trarrà le conseguenze da questo incontro insperato. Perseguitare i cristiani, era perseguitare Gesù stesso. In un lampo Paolo, l’intuitivo, ha compreso tutta la dottrina della Chiesa come corpo mistico di Cristo. Il Cristo èla testa del corpo ed i cristiani sono le membra del corpo. Tra le verità che appaiono in rilievo nelle epistole che rischiarano la cattedrale di Paolo come delle vetrate, occorre indicare il primato di Cristo, la posizione essenziale della resurrezione, l’abolizione della legge mosaica, e la giustificazione per mezzo della fede in Gesù Cristo e l’intima unione di tutti i credenti nel Cristo e tra loro.La dottrina del primato di Cristo era già stata celebrata nell’inno pre-paulino ai Colossesi. E’ nell’ordine della creazione e della ri-creazione che Cristo ha ottenuto il primato. Tutto è stato creato per lui ed in vista di lui. Per la sua resurrezione dai morti, egli è divenuto il primo-nato tra i morti. Paolo prega assiduamente la Passione, al punto da poter dire che egli ostenta l’immagine di Gesù crocifisso davanti ai suoi ascoltatori (Gal 3,1). Ma egli non separa mai la resurrezione di Cristo dal suo sacrificio redentore. Egli amava ripetere le formule cherigmatiche che annunciavano la morte e la resurrezione di Gesù. Egli probabilmente non ha conosciuto Gesù durante la sua vita mortale (2 Cor 5,16), ma egli ha visto il Cristo resuscitato; l’apparizione sulla via di Damasco l’ha costituito autenticamente apostolo (1 Cor 9,1; 15,8) ed egli conserva sempre nel suo cuore l’ineffabile ricordo della manifestazione del Signore della Gloria (1 Cor 2,8). Egli si riferisce incessantemente alla resurrezione come all’avvenimento decisivo senza il quale la fede cristiana sarebbe vana e senza scopo (1 Cor 15,14-17). Egli vi vede la copia e la causa della resurrezione spirituale del cristiano ed il pegno della resurrezione corporale che coronerà all’ultimo giorno l’opera redentrice (Rm 6,4-11 ; Fil 3,10-11 ; 1 Cor 15,20-22).

La Parusia

Le lettere di Paolo sono degli scritti di circostanza. E’ per rispondere a concrete questioni pastorali che egli detta le sue lettere che firma tuttavia di sua mano. Nelle lettere ai Tessalonicesi Paolo affronta il problema del ritorno di Cristo o della parusia. Parusia significa presenza. Il termine era riservato alla visita dei grandi personaggi. Nel Nuovo Testamento, e particolarmente presso Paolo, egli designa cosi l’avvento glorioso di Cristo alla fine dei tempi (1 Ts 3,13 etc.; 2 Ts 2,1-8; 1 Cor 15,23). La cristianità primitiva viveva in un ardente desiderio di questo avvenimento. Nella liturgia eucaristica si acclamava il Cristo : Marana tha ! Vieni, Signore Gesù! Paolo condivideva questa preghiera e questo desiderio. La parusia segnerà il compimento della redenzione e l’instaurazione totale e definitiva del regno di Dio. La vittoria di Cristo sarà allora definitiva. Una presentazione mal compresa di questa speranza provocò a Tessalonica la convinzione di un ritorno prossimo del Salvatore, al punto che alcuni fedeli incrociavano le braccia e vivevano nell’ozio. L’attesa di Cristo era diventata un’attesa passiva. L’Apostolo rimprovera con forza i Tessalonicesi (1 Ts 4,11-12 e sopratutto 2 Ts 3,6-15). Parecchi in mezzo a loro erano morti dopo il loro ingresso al cristianesimo. Da cui l’inquietudine della comunità : questi morti potevano mancare la venuta del Signore ? Paolo si sente solidale con questa angoscia. La risposta che egli dà si può cosi riassumere : prima della venuta del Signore i morti risusciteranno. In seguito, noi i viventi che saremo ancora là, saremo portati sulle nubi per incontrare il Signore nei cieli. Cosi noi saremo per sempre con il Signore (1 Ts 4,15-17). Questa consolazione sembra insinuare che Paolo ha atteso l’avvento definitivo mentre era vivo. Ma non è per lui un motivo per non vivere che nell’attesa. Paolo predica la vigilanza. Si tratta di rivestire la corazza della fede e della carità, il casco della speranza. Nessuno sa il giorno nè l’ora : ragione di più per essere pronto.Paolo insegna inoltre che la conversione dei pagani, poi quella degli Ebrei precederà la parusia (Rm 9-11), ciò che sembra suggerire un prolungato ritardo. Il Cristo deve presentare a suo Padre i frutti della sua vittoria. Fino a che tutti non sono entrati nell’unico battello, il ritorno di Cristo nella gloria è ritardato. Paolo insiste anche sulle lotte, le divisioni e le apostasie che precederanno il ritorno di Cristo (2 Ts 2,1-12), ma lo fa in termini oscuri, come in tutti i passaggi apocalittici del Nuovo Testamento. La Bibbia aveva intravisto prima della fine del mondo un ultimo sussulto del male (Ez 38-39) ; Dn 11,21-45). Paolo sottolinea due punti che a lui sembrano importanti. Il primo è che la morte introduce nella società di Cristo coloro la cui vita è stata conforme al Vangelo. Il secondo è che l’ultima generazione la quale sarà testimone della parusia avrà il privilegio di non passare attraverso la morte (1 Ts 4,15-18 ; 1 Cor 15,51-54); i corpi saranno trasformati in un batter d’occhio e resi simili ai corpi dei defunti ormai resuscitati. In breve, Paolo ricorda che il definitivo deve ancora venire. La prova ne è che il male e sempre misteriosamente presente ed attivo nel mondo. Ne deriva l’urgenza dell’annuncio della Parola e della conversione.

La giustificazione per mezzo della fede

Figlio di Farisei, Paolo credeva prima della sua conversione che l’osservanza della legge gli sarebbe valsa per essere considerato come giusto. Ed ecco che il Cristo resuscitato lo chiama gratuitamente. Il suo universo religioso crolla. Nelle lettere ai Galati ed ai Romani Paolo ha sviluppato la dottrina della giustificazione per mezzo della fede in Gesù, ad esclusione delle opere della legge mosaica. La fede non è una pratica intellettuale. Essa è la confessione della divinità di Cristo, un dono totale ed irrevocabile della sua persona a Colui nel quale egli riconosceva il Figlio di Dio. Che devo fare, Signore ? (At 22,10) : Paolo è tutto intero in questa risposta al Resuscitato. Una fede astratta, senza influenza sulla vita, è per lui inconcepibile. La fede che giustifica, è la fede operante per mezzo della carità (Gal 5,6) la fede accompagnata dalle buone opere che Dio ha predisposto perché noi le praticassimo (Ef 2,8-10). Fiducia nella parola di Cristo, la fede comporta il pentirsi degli errori ed il proposito di cambiare la propria vita. Paolo non cessa d’insistere sulla fuga dal peccato, la morte dell’uomo vecchio che deve fare posto all’uomo nuovo (Rm 6,6; Ef 4,22-24), la pratica assidua di tutte le virtù unite dalla carità (1 Cor 13; Col 3,14). Il gesto decisivo della fede con tutto ciò che essa comporta germoglia alla domanda del battesimo ed a una radicale conversione che fa del cristiano una nuova creatura (Gal 6,15).

La fede e la Legge

La giustificazione per la fede in Cristo presuppone che le opere della Legge (Gal 2, 16) sono impotenti ad ottenere la giustificazione. Se l’osservanza della Legge mosaica poteva giustificare, si potrebbe concludere che Cristo è morto per niente (Gal 2,21) e che il sacrificio della croce è stato inutile, ciò che sarebbe una manifesta assurdità. La Legge è stata inchiodata alla croce da Cristo (Col 2,14) ; essa è ormai abolita e non poteva essere imposta ai convertiti. Nell’epistola ai Romani Paolo rintraccia la storia dell’umanità dopo Adamo (5,12) fino alla venuta di Cristo. Ebrei e pagani hanno dato scacco al piano di Dio. Tutti sono l’oggetto della collera di Dio e votati alla punizione. Nondimeno gli Ebrei avevano la Legge che doveva loro servire da guida. Quanto ai pagani, è la coscienza che era la legge iscritta nei loro cuori. Gli Ebrei si sono glorificati della loro relazione privilegiata con Dio grazie alla Legge. Essi hanno interpretato l’alleanza come un privilegio, in luogo di vederla come una missione. Di fatto la Legge fu per essi un’occasione di disobbedire (4,15). Neppure il pagano è stato fedele alla sua coscienza. Egli si è abbandonato al peccato (7,14). Ma, la giustizia di Dio si è manifestata senza la Legge. Al tempo della collera segue quello della giustizia. Dio fa misericordia a riguardo di tutti per pura grazia. Su questo fondamento è costruito l’uomo nuovo. Egli è fedele grazie allo Spirito (8,12). Non vi è pió differenza tra Ebrei e pagani che erano sottomessi senza distinzione al peccato e che sono discolpati in virtù della redenzione (3,24). Paolo dimostra con molta abilità che Abramo è stato giustificato per la sua fede alla promessa divina di una posterità innumerevole e non per la Legge mosaica, posteriore di numerosi secoli (Gal 3,6-9 ; 16-18), nè ugualmente per la circoncisione, ma per la fede (Rm 4,1-12). Il cristiano a sua volta è giustificato attraverso la sua fede in Gesù che ha il medesimo oggetto di quella di Abramo, a conoscere le promesse divine realizzate per mezzo di Cristo (Rm 4,16-25). E’ dunque per mezzo della fede che Dio giustifica, tanto prima della promulgazione della Legge mosaica quanto dopo la sua abolizione : da Mosè a Gesù Cristo, quando la Legge era in vigore, essa non concorreva alla discolpa presso i santi dell’Antico Testamento che per il motivo che la fede si univa alle promesse, come per Abramo. Le opere della Legge non si sono mai potute giustificare per se stesse. Se fosse stato diversamente, il carattere gratuito e trascendente dell’ordine soprannaturale sarebbe compromesso. L’uomo non è discolpato dalle sue opere; la fede stessa è un dono di Dio. In nessun modo l’uomo puo glorificarsi come se egli fosse l’autore della sua salvezza (Gal 5,5-6; 1 Cor 1,28-31; Rm 3,27-28 ; Ef 2,8-10). E’ umilmente che egli deve accogliere il dono della salvezza. Il ragionamento di Paolo prendeva di mira insieme alcuni convertiti i quali pensavano che la Legge rimaneva tuttora in vigore e gli Ebrei che pretendevano di osservare con le loro sole forze la Legge e le tradizioni che i maestri vi avevano aggiunto e poneva fine ad un vicolo cieco. La legge non giustificava senza la fede.

Il corpo mistico di Cristo

Sulla via di Damasco Paolo ha compreso che il Cristo ed i cristiani sono un tutt’uno. Nella prima lettera ai Corinti egli sviluppa questo pensiero. Egli aveva dovuto intervenire a proposito di divisioni in seno alla comunità. Delle divisioni si erano manifestate anche nelle assemblee liturgiche. Per di più, nelle comunità, dei gruppi di credenti si proclamavano di Paolo, altri d’Apollo, altri ancora di Cefa. Paolo combatte questa sapienza umana. Nelle scuole filosofiche, i maestri arruolavano i discepoli. Se la stessa divisione si produceva nella Chiesa, essa sarebbe votata a sbriciolarsi in differenti gruppuscoli. Il cristianesimo non è una filosofia, un prodotto del genio umano. Il messaggio del Vangelo è stato accolto non dai filosofi, ma dai poveri e dai piccoli. Il Regno è promesso ai poveri, ai dolci ed ai misericordiosi. La sapienza di Dio è follia agli occhi degli uomini.La doppia formazione di Paolo gli tornava utile. Paolo ha dovuto affrontare la mentalità ellenistica in ciò che concerne i corpi. Per i Greci il corpo è trascurabile, esso è un ostacolo alla realizzazione totale del destino umano. Esso è la tomba dell’anima. Sôma, Sêma (corpo, tomba), ripetevano i Greci. Per la Bibbia il corpo è una creatura di Dio. L’uomo è un corpo vivente. Perfino il corpo è chiamato ad essere glorificato. Paolo deve difendere la dignità del corpo. Egli non tollera il ricorso alle prostitute (6,12-20) e scomunica l’incestuoso che vive con la donna di suo padre (5,1-13). E’ la dignità del corpo che lo esige : il corpo, è il tempio dello Spirito e il dovere del cristiano e di servirsene per offrire a Dio il culto della sua fedeltà. Il corpo e chiamato a resuscitare, perché la resurrezione di Cristo primo nato di tra i morti, significa che egli trae tutta l’umanità dalla morte alla vita. Definendo il corpo come tempio dello Spirito, Paolo riprendeva una antica tradizione ebraica la quale sottolineava che tutti gli elementi presenti nel Tempio di Gerusalemme trovavano il loro corrispondente nel corpo umano e nel cosmo. Vi sono dunque tre templi dove l’uomo può incontrare Dio.

L’agape

La mentalità greca favoriva la conoscenza. Apollo è il dio delle belle arti e del chiarore. Paolo ricorda ai Corinti che la scienza deve essere al servizio della carità. La comunità si costruisce grazie ai doni spirituali di cui Dio la gratifica. Questi carismi sono diversi, ma essi devono servire all’edificazione del corpo di Cristo che è la Chiesa. Questi doni provengono dallo Spirito. Vi è un solo e medesimo Spirito che opera nella Chiesa e che distribuisce i suoi doni come egli crede. Paolo riprende allora dai retori romani il confronto del corpo – il midrash ebraico lo conosce ugualmente : allo stesso modo come il corpo è un tutto unico avente più membra, e che tutte le membra non formano che un solo corpo, cosi è di Cristo. E’ in un solo Spirito che noi siamo stati battezzati per non formare che un corpo : Ebrei o Greci, schiavi o uomini liberi. Paolo ripeterà spesso che non vi è più né Ebreo né Greco, né schiavo né uomo libero, né uomo né donna. Nel Cristo tutti noi non formano che un solo corpo. Per comprendere questa insistenza occorre ricordarsi che nella preghiera del mattino l’Ebreo recitava una tripla benedizione : « Io ti benedico per non avermi creato pagano, ma Ebreo, per avermi creato libero e non schiavo ; uomo e non donna ». Dopo la resurrezione di Cristo questa formula e desueta agli occhi di Paolo. In mezzo ai più nobili doni, tutti devono cedere il passo all’amore (1 Cor 13,13). E’ ancora il l’amore-dono che permette ai cristiani di partecipare degnamente al culto eucaristico. Creando delle differenze tra loro nella mancanza di compartecipazione i cristiani offendono la carità fraterna indissociabile dal Banchetto nuziale di Cristo.

Continuità dei due testamenti

San Paolo è il teologo della continuità del piano divino della redenzione che appare da una parte nell’unità dei due Testamenti, dall’altra nell’identità fondamentale tra lo stato del cristiano discolpato quaggiù e lo stato glorioso che gli è promesso.L’Antico Testamento, che si è compiuto nel Nuovo (Rm 1,2; 3,21), ha un carattere tipologico e profetico : è uno dei punti sui quali Paolo è stato profondamente illuminato dallo Spirito. Il Cristo è il si per eccellenza : tutte le promesse fatte da Dio ad Israele hanno trovato in lui la loro realizzazione (2 Cor 1,19-20). Paolo cita nominatamente l’Antico Testamento più di duecento volte, ed un rapido colpo d’occhio su una traduzione delle epistole permette di rendersi conto come al di fuori delle citazioni esplicite le reminiscenze sono continue, conformemente all’uso dei rabbini di ricorrere ai testi biblici per sostenere i loro ragionamenti. Le citazioni sono fatte più spesso secondo la versione greca dei Settanta, comune agli Ebrei ed ai cristiani della Diaspora, la maggior parte dei convertiti non conosceva l’ebraico. Accade che le citazioni siano approssimative e fatte a memoria e che esse siano delle semplici illustrazioni del pensiero per un riferimento alla Scrittura. Qualche volta lo stesso Paolo si avvicina alle tradizioni targumiche lette alla sinagoga. Qualche volta il ragionamento di Paolo non corrisponde alla nostra logica. Cosi la diffusione rapida del Vangelo e sottolineata nell’epistola ai Romani, 10, 18 con un versetto del salmo dove si tratta del linguaggio silenzioso degli astri percepito dovunque. Questo accomodamento non è un argomento scritturistico, si tratta di una semplice forma letteraria corrente presso gli Ebrei. Ma Paolo cita anche delle vere profezie, per esempio quando dichiara che il Cristo è morto per i nostri peccati e che egli è stato resuscitato conformemente alle Scritture (1 Cor 15,3-4) e cita sovente la Bibbia in senso letterale, come Osea 2,25, in Rm 9,25-26.D’altra parte Paolo dà al testo una completezza di significato che l’autore sacro non aveva senza dubbio intravisto, ma che era voluta da Dio e che egli riconosce alla luce della rivelazione evangelica. E’ alla luce della Resurrezione che la Scrittura trova il suo vero significato. La giustificazione per mezzo della fede in Ab 2,4 significa direttamente che la fede alle promesse divine sarà ricompensata con la fine della prigionia in Babilonia. Paolo vede in questa liberazione storica l’annuncio della vera liberazione, la salvezza messianica che sarà liberazione dal peccato e sorgente della vera vita del profeta : Il giusto vivrà per la fede è approfondita in una linea che non la deforma, perché si tratta di fiducia nella parola di Dio (Gal 3,11; Rm 1,17), rivelazione ancora frammentaria ai tempi del profeta e completata da Cristo (Eb 1,2). Paolo rinforza questo argomento con il salmo 142,2 ove si dice che nessuno è giusto davanti a Dio (Gal 2,16). Egli applica al caso degli Ebrei che attendono dalla Legge la loro discolpa l’affermazione senza restrizione del salmo ed egli si ritiene incaricato a dichiarare che nessuno è giustificato per mezzo delle opere della Legge, ciò che è inoltre stabilito per delle altre ragioni nei versetti che seguono (2,17). Alcuni ragionamenti scritturistici di Paolo non cessano di meravigliare il lettore moderno. Quando si ricordi la formazione rabbinica di Paolo, si comprendono meglio i suoi metodi di lettura ed il suo approccio al testo ispirato che deve parlare ancora al giorno d’oggi.

Tipologia

Ai piedi di Gamaliele, Paolo aveva appreso a leggere le Scritture. Ma il Cristo Resuscitato si era manifestato a lui come colui che ha compiuto le Scritture. La lettura midrashica doveva cedere il passo alla lettura cristologica. Negli avvenimenti dell’Antico Testamento Paolo vede il carattere, la preparazione di quelli del Nuovo. La tradizione giovannea applica a Cristo gli episodi del serpente di bronzo (Gv 3,14), della manna (Gv 6, 32-33.58), dell’acqua viva (Gv 7,37-38), del buon pastore (Gv 10,11). I Sinottici usano lo stesso procedimento : il salmo 22 è applicato a Cristo durante la sua Passione (Mt 27,46); Gesù è il vero sposo e la vera vigna (Mc 2,19-20 ; Mt 22,1-14 ; Mc 12,1-9 ; Gv 15,1-8), la pietra angolare (Mc 12,10-11). La prima lettera di Pietro (2, 22-25) e l’autore dell’Apocalisse sottintendono la medesima dottrina. Paolo pone in principio che la Legge è l’ombra delle cose a venire (Col 2,17) e ne fa numerose applicazioni : Adamo è il tipo o figura di Cristo (Rm 5,12), la giustificazione di Abramo per mezzo della fede prefigura quella dei cristiani (Rm 4, 17.23) ; il Cristo è il vero agnello pasquale (1 Cor 5,7) ; l’antica alleanza annuncia la nuova conclusa nel sangue di Cristo (1 Cor 11,25), la manna del deserto e l’acqua sgorgata dalla roccia simbolizzano i sacramenti cristiani (1 Cor 10,1-6) e la punizione degli Israeliti privati dall’entrare nella terra promessa a causa della loro indocilità deve far temere ai cristiani la collera divina se essi seguono questo esempio (1 Cor 10,6-11) ; l’unione dell’uomo e della donna deve prendere esempio da quella di Cristo e della Chiesa (Ef 5,22-33) ; l’antico Israele, discendenza carnale di Abramo, prefigura l’Israele nuovo, secondo lo spirito (Gal 3,7-9.26), l’Israele di Dio (Gal 6,16) che non è più limitato ad un solo popolo, ma abbraccia tutta l’umanità (Gal 3,26-28).

Conversione

Paolo esamina cosi il significato profondo dell’Antico Testamento. A Qumran gli Esseni avevano già paragonato le Scritture al pozzo d’acque vive dato al popolo nel deserto. I rabbini compararono incessantemente la Legge all’acqua. Tuttavia le Scritture sono orientate verso il Cristo. Dimenticare questo orientamento messianico, è far prova di cecità. Il velo che era sul volto d’Israele nella lettura dell’Antico Testamento cade definitivamente quando ci si converte al Signore (2 Cor 3,13-16). Questo ragionamento, senza dubbio valevole solamente per chi riconosce il carattere ispirato e profetico della Scrittura, porta una conferma alle altre prove della fede. Eccezionalmente Paolo lo usa nell’allegoria di Sara e di Agar (Gal 4,21-31) con una sottigliezza degna dei metodi rabbinici. Vi è dunque tutta una gamma nell’utilizzazione della Scrittura da parte di Paolo; ogni citazione deve essere pesata con cura onde evitare di maggiorare o minimizzare l’insegnamento dell’Apostolo.

Continuità della vita di grazia e della vita eterna

L’unità e la continuità dei due Testamenti hanno per complemento e coronamento la continuità tra la vita della grazia quaggiù e la vita eterna. Il dono dello Spirito Santo fa del cristiano il figlio del Padre celeste ed il fratello e coerede del Figlio (Gal 4,6-7; Rm 8,16-17.29). Il cristiano diviene figlio nel Figlio. Egli è trasformato fino al profondo del suo essere e posto in un nuovo stato che egli può perdere per il peccato, ma che non differisce dalla vita eterna che nel grado e non in natura. Le lettere di Paolo ritornano in diversi modi su questo aspetto del mistero redentore. Il cristiano vive nel tempo e nell’eternità; gli ultimi tempi sono iniziati per lui. La parusia, presenza velata di Cristo nei cuori (Ef 3,17), è l’inizio della sua parusia finale nella gloria; nostra vita, nascosta ora in Dio con il Cristo, si schiuderà con lui nella gloria al momento del suo ritorno nella Gloria (Col 3, 3-4). La celebrazione eucaristica, nel corso della quale i cristiani annunciano il ritorno di Cristo, è il legame per eccellenza tra questi due avvenimenti (1 Cor 11-26). I pegni e le primizie dello Spirito che noi possediamo ora (2 Cor 1,22; 5,5; Ef 1,14; Rm 8,23) garantiscono il dono totale. Noi viviamo della vita di Cristo (Gal 2,20). Il regno di Dio è incominciato, attendendo di divenire completo e definitivo (1 Cor 15,24-28). Dio ci chiama al suo Regno ed alla sua gloria (1 Ts 2,12) e noi vi siamo ora introdotti strappandoci alla potenza delle tenebre (Col 1,13). Paolo riprende la definizione della Pasqua ebraica per parlare della Pasqua definitiva. E’ nella speranza che noi saremo stati salvati (Rm 8,24). Tuttavia la nostra salvezza e parzialmente acquisita, noi siamo nei giorni della salvezza (2 Cor 6,2).La liberazione dal peccato e dalla morte è iniziata; si tratta di rimanere fedeli. Il cristiano non è destinato alla collera, ma all’ottenimento della salvezza per mezzo di Gesù (1 Ts 5,9). Egli è salvato dalla bontà di Dio mediante la fede (Ef 2,8). Tempi ed eternità si compenetrano. Benché vivente sulla terra il cristiano è già cittadino dei cieli (Fil 3,20). Paolo rivolta in tutti i significati questo pensiero che caratterizza la speranza cristiana : esso non può sbagliare (Rm 5,5). Un’inadempienza ed un insuccesso non sono possibili. La connessione costante delle due prospettive temporale ed eterna che si frammischiano può a prima vista sembrare oscura. La giustapposizione dei due orizzonti era già conosciuta nel pensiero apocalittico.

Vista d’insieme sul piano redentore

La dottrina della redenzione della salvezza traspare dappertutto nelle lettere di Paolo. Le sue grandi articolazioni sono facili da cogliere, sopratutto nell’epistola ai Romani. Altrove esse sono più diffuse. Nulla di strano che Pietro abbia avuto difficoltà a seguire il pensiero di Paolo. Quest’ultimo è molto meno occupato a dare un insegnamento sistematico che a rispondere alle questioni concrete delle comunità cristiane. Dei casi delicati di coscienza si presentano in alcune comunità. Inoltre dei dottori di menzogne cercano di dividere il gregge di Cristo. Le eresie nascenti, in particolare quelle dei giudaizzanti che preconizzavano un ritorno all’osservanza della Legge ebraica, hanno avuto tuttavia una fortunata influenza : esse hanno portato Paolo ad approfondire la sua dottrina, a formularla in maniera più precisa, più completa. Paolo parla del suo Vangelo (Gal 1,11; Rm 2,16). Attraverso quello, egli intende meditare il mistero della redenzione universale, mistero di Cristo che associa coloro che credono in lui alla sua morte ed alla sua resurrezione. L’umanità ha fatto l’esperienza del peccato. Nessuno penserà di negarla. Lo spettacolo di Atene riempita di idoli aveva indignato Paolo (At 17,16). Nell’epistola ai Romani (1,18-3,20)) è redatta una tavola della corruzione del mondo pagano e dell’infedeltà d’Israele, che pone gli Ebrei in situazione cosi spiacevole come i pagani. Il regno del peccato e della morte risale alla disobbedienza di Adamo che ha fatto perdere all’umanità l’amicizia divina ed ha scatenato le passioni malvagi. Gli uomini sono sprofondati nella rivolta contro Dio. Il mondo pagano non ha saputo riconoscere il Creatore nelle sue opere. Israele, benché favorita dalle rivelazioni divine, si è dimostrata indocile ed ha violato i precetti della Legge. La Legge non le ha dato la forza di vivere il messaggio rivelato. Dio aveva, nella sua misericordia, promesso per mezzo dei profeti un Messia discendente da Davide che ridarà i sei oggetti perduti a causa del peccato di Adamo e che concluderà la nuova alleanza con tutta l’umanità. Quando i tempi furono compiuti, Dio a inviato il suo unico Figlio, preesistente, creatore ed eterno come lui. Nato dalla discendenza di Davide, secondo la carne, il Figlio di Dio ha rivestito una natura umana soggetta alla sofferenza ed alla morte. Nel suo amore per gli uomini, egli si è fatto obbediente fino alla morte in croce, divenendo secondo una volontà eterna del Padre mezzo d’espiazione per gli uomini. La sua obbedienza ha riparato le disobbedienze di Adamo. Il nuovo Adamo crea cosi una nuova umanità. Per la fede in lui i peccatori sono giustificati ; la solidarietà in Gesù Cristo è più forte che la solidarietà in Adamo. Per manifestare l’efficacia del sacrificio di Cristo, Dio l’ha sovranamente esaltato con la resurrezione e l’ascensione. Glorificato alla destra del Padre, Gesù ha ricevuto il titolo di Signore. Come redentore egli riconcilia gli uomini con Dio. Tale è il messaggio della redenzione.

La redenzione

E’ il sangue di Cristo che redime l’uomo peccatore (1 Cor 6,20 ; 7,23). Ma Dio che ci ha redenti senza di noi, non ci salva senza chiederci il nostro libero consenso; questa soluzione è degna di Dio e dell’uomo. La risposta alla chiamata di Dio è data dalla fede che è accettazione per mezzo dell’intelligenza del messaggio cristiano e consacrazione vitale del credente al Salvatore nel suo essere e nella sua vita. La fede è essa stessa un dono di Dio. Dio non la rifiuta agli uomini di buona volontà. L’adesione a Cristo porta il convertito a chiedere il battesimo, che significa una nuova nascita, il perdono del peccato ed il dono della vita soprannaturale (Rm 6,3-11) che lo fa morire, lo seppellisce e lo risuscita spiritualmente con il Cristo. Egli muore al peccato e vive d’ora innanzi per Dio nel Cristo. Per non decadere dal suo stato di giustificato, il cristiano deve lottare contro le tendenze malvagi che sussistono in lui. Paolo conosce l’antropologia delle due tendenze che sono presenti nel cuore dell’uomo. La vita diventa cosi una battaglia spirituale. Per riportare la vittoria il cristiano e armato con il dono dello Spirito che lo fortifica per crocifiggere la carne, per vivere nella pratica della carità e di tutte le virtù, per riprodurre in se l’immagine del Cristo, al fine d’essere trasformato in questa stessa immagine (2 Cor 3,8). Lo Spirito lo illumina, l’ispira, gli dà gli aiuti indispensabili per vivere veramente da figlio del Padre celeste, da fratello di Cristo, da membro del suo corpo e da tempio dello Spirito. L’Eucaristia che fa memoria del sacrificio redentore è il mezzo privilegiato di trasmettere ed accogliere la vita divina.

La Chiesa

Depositaria dell’insegnamento di Cristo e degli apostoli, essa è guardiana della fedeltà alle esigenze della vita cristiana. Membro di questo grande corpo (Col 1, 24 : Ef 1,22-23), il cristiano non è isolato. Egli è sostenuto dalla preghiera, gli esempi ed i sacrifici dei suoi fratelli; egli sa che tutte le sue azioni contribuiscono all’edificazione del corpo di Cristo. Nella posizione in cui Dio l’ha chiamato, verginità o matrimonio, si ricorda che egli ha carico dei suoi fratelli, unito a loro dal legame dell’Eucaristia. Lavorando alla salvezza di tutti nello stesso tempo che sua, egli cammina con amore verso la vita gloriosa promessa. Nella speranza del ritorno di Cristo, egli collabora alla venuta del Regno.

Né Ebreo né pagano

Tutti gli uomini sono invitati a superare il nazionalismo ed a realizzare che non vi sia più né Ebreo né pagano, né schiavo né uomo libero. Se Israele nella sua grande maggiorità ha tenuto una benda sugli occhi, un giorno verrà in cui riconoscerà in Gesù di Nazaret il Messia annunciato dalle Scritture. La sua incredulità ha portato la benedizione sui pagani; ma le promesse divine non saranno messe in scacco. Il popolo eletto rimane amato da Dio per merito dei Padri e sarà salvato a sua volta.Un terribile dramma si giocò in effetti dopo la caduta del primo uomo. Il Cristo ha vinto Satana sulla croce. Ma i nemici di Cristo e del Vangelo non hanno perduto tutta la loro virulenza e la battaglia continua. Il mistero d’iniquità, l’uomo del peccato che si sostituisce a Dio, sono sempre in azione. Delle apostasie affliggono la Chiesa. Tutti i cristiani sono attori in questo dramma e sono invitati a perseverare fino alla fine. Coloro che rimarranno fedeli saranno per sempre con il Cristo quando la morte verrà a porre un termine al loro soggiorno sulla terra. La battaglia proseguirà fino al giorno conosciuto soltanto da Dio quando il Salvatore discenderà dal cielo, annienterà l’Empio con il soffio della sua bocca ed il fulgore del suo avvento (2 Ts 2,1-12). Distruggendo la morte stessa, Gesù resusciterà per l’azione dello Spirito Santo, coloro che si sono addormentati; allora egli rimetterà il Regno nelle mani di suo Padre, i corpi mistici avranno raggiunto la loro statura perfetta e Dio sarà ormai tutto in tutti (1 Cor 1,24-28). Paolo insiste molto sulla libertà del cristiano. Da sottile dialettico egli afferma che tutto appartiene al cristiano, ma il cristiano appartiene a Cristo ed il Cristo appartiene a Dio. Tutto ciò che tiene conto di questo orientamento finale è lecito. « Ama e fai ciò che vuoi », dirà sant’Agostino. Paolo ed i suoi discepoli non furono dei teorici né degli speculativi. Prima di tutto essi furono dei pastori, sacerdoti ad illuminare il popolo di Dio. La loro teologia inizia da una vita spirituale profonda che fa di loro degli innati ottimisti. Sicuri dell’amore divino e della vittoria di Cristo sulla morte, essi avanzano in mezzo alle difficoltà. La croce e le prove non furono loro risparmiate. Ma unendo le loro sofferenze a quelle di Cristo essi completano nei loro corpi ciò che manca alla passione di Cristo (Col 1,24). In effetti, il Cristo è in agonia fino alla fine dei tempi.

« SPIRITO E SPIRITO SANTO » IN RM 8

« SPIRITO E SPIRITO SANTO »

 

spiegazione separata dall’esegesi del testo del biblista Lémonon J.P. su Rm 8;

 

da Lémonon J.P., de Surgy P., Carrez M., Lettere di Paolo, Edizioni San Paolo, Cinisello Balsamo (Mi) 1999; pag. 122;

 

(è una traduzione dal francese, sarebbe interessante leggere il significato originale di alcune parole tradotte)

 

« Il termine greco pneûma può indicare soffio o spirito; il significato concreto non deve essere mai perso di vista. Nelle lettere paoline, ed in particolare in Rm 8, è spesso difficile distinguere tra lo Spirito di Dio e lo spirito dell’uomo; perciò nelle traduzioni si nota talvolta un uso disordinato della maiuscola o della minuscola (cfr 8,4-5). Questa difficoltà ortografica presenta un certo interesse, perché è Paolo che distingue con cura lo Spirito di Dio dallo Spirito dell’uomo (8,16), ma nello stesso tempo queste due realtà non sono separabili; lo Spirito di Dio anima e dirige lo spirito dell’uomo, prende possesso del cristiano nel suo insieme, poiché abita in lui (8,9).

Lo Spirito di Dio è lo Spirito che viene da Dio e che egli comunica; la sua presenza caratterizza la vita dei cristiano (8,14), permette la preghiera e fa entrare nell’intimità di Dio, poiché, grazie a lui, il credente può rivolgersi a Dio come , Padre (8,15-16; Gal 4,6). Mediante la carità, che è il suo frutto, lo Spirito è all’origine di tutta la vita cristiana (Gal 5, 22-25); conferisce alla vita del credente il suo significato profondo e gli fa sperare la pienezza della vita, poiché lo Spirito costituisce le primizie di tutti i beni futuri, a cominciare dalla vita in pienezza da risorto. Lo Spirito di Dio è inseparabile d Cristo: è lo Spirito di Cristo (8,9b), del Figlio (Gal 4,6), poiché è liberato nella morte e nella risurrezione e permette a Cristo di prendere forma nei cristiani. »

Publié dans:Lettera ai Romani |on 6 mai, 2008 |Pas de commentaires »
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